mardi 22 janvier 2008

Epitaphes

De Sacha Guitry à Yvonne Printemps :
Sur votre tombe on mettra pour épitaphe "enfin froide"
Réponse de la dame :
Et sur la votre, on mettra "enfin raide"


Pour Richelieu
Ci-gît un fameux Cardinal
Qui fit plus de mal que de bien
Le bien qu’il fit, il le fit mal
Le mal qu’il fit, il le fit bien.

La Marquise de Pompadour
Ci-gît qui fut vingt ans pucelle
Quinze ans catin et sept maquerelle.

Pour Robespierre
Passant, ne pleure pas ma mort
Si je vivais tu serais mort.

Ici repose Philippe Chastrusse, imprimeur
La composition fût toute sa vie
et bien que son caractère incorrigible le mît parfois à rude épreuve
il fit toujours bonne impression

A La Mi Ré Mi -
La Sol La Mi La!
Epitaphe d'un musicien, nommé Rémi, mort d'une indigestion de soles

Ci-gît Allais - Sans retour.
Epitaphe d'Alphonse Allais (1854-1905)

Ci-gît l'auteur de tous impôts
Dont à présent la France abonde,
Ne priez pas pour son repos,
Puisqu'il l'ôtait à tout le monde.
Epitaphe de Jean-Baptiste Colbert (1619-1683)

lundi 21 janvier 2008

Ces pluriels méconnus

Un rat ? des goûts
Un cas ? des colles
Un pont ? des râbles
Un flagrant ? des lits
Une voiture ? des mares
Un évier ? des bouchers
Un scout ? des brouillards
Un bond ? des buts
Une dent ? des chaussées
Un air ? des confits
Un beau ? des cors
Un mur ? des crépis
Un vrai ? des dalles
Un valet ? des curies
Un drogué ? des foncés
Une jolie ? des gaines
Un crâne ? des garnis
Un frigo ? des givrés
Une moue ? des goûters
Un brusque ? des luges
Un ministre ? des missionnaires
Une grosse ? des panses
Un propos ? des placés
Une cinglante ? des routes
Un fâcheux ? des agréments
Un patron ? des spots
Un délicieux ? des cerfs
Une bande ? des cinés
Un sirop ? des râbles
Un argent ? des tournées

ET

Une bière ? des haltères

dimanche 13 janvier 2008

Ronéo et Hewlett

C’est une tragédie ! J’étais fou amoureux d’une disquette... ça faisait un moment que je lui tournais autour... Elle était canon ! Un peu carrée, mais souple... Haute comme trois pouces… et vierge, ce qui est un plus tout de même ! On l’appelait Hewlett... Parce qu’elle roulait toujours sur le périphérique dans une vieille Packard des années 70... Moi j’étais plutôt Mac... la frappe facile ! Les copains du réseau m’avaient surnommé Ronéo !
Ils disaient : « Toi, tu tires à 10 000 exemplaires en une nuit ! »
Malheureusement, elle appartenait à une longue lignée de dignitaires du PC.
Cinq générations ! C’est ce qu’on appelle le destin… et pourtant on épouse pas la famille…. Ronéo et Hewlett... ou « les amours incompatibles ! » Je lui téléphonais tous les jours : « Je t’Apple désespérément »
Tous les jours j’effeuillais ma machine à marguerite, je t’aime, un peu, beaucoup, passionnément, à la folie, elle répondait pas du tout ! Fichier ! J’envoyais des lettres enflammées : des e muets d’admiration, des k exceptionnels, des l déployées, des s de l’amour, des t parfumés, des q aguichants, des b vitrés orientés plein Sud ! Le tout au conditionnel, pour ne pas la brusquer...
Rien à faire : pour elle, je n’étais pas à la page... Tout juste un gribouillis dans la marge...
Politiquement nous n’étions pas du même bord : moi, j’étais au centre... Elle, elle s’alignait constamment à gauche... Je n’allais tout de même pas me justifier pour ses beaux yeux ! Pourtant j’essayais de faire bonne impression... Pour soigner ma ligne, je suivais un traitement de texte exemplaire... Espacement entre les lettres... Hauteur de caractère... J’ai même changé mon style ! J’adoptais un profil bas... J’en devenais presque effacé ! On se voyait en pointillé, et toujours entre parenthèses, à cause de ses parents... Ah, si ! Une fois par semaine, j’ étais autorisé à l’inviter aux Concerts Colonne. On se mettait au premier rang, vous imaginez le tableau ! Moi qui ne supporte que le hard ! Et à chaque fois « le clavier bien tempéré »... Jean-Sébastien Mac... C’était de la provocation... je prenais des notes, à tout hasard... puis je la raccompagnais chez elle... et là... juste une accolade ! Je restais sur le trottoir, comme en suspension... les poings serrés... Fichier ! Je passais mes nuits sous ses fenêtres... « Sous windows » disaient mes copains pour me charrier ! J’étais plutôt tombé sur un dos, oui ! Elle commençait à me taper sur le système ! Je lui chantais la sérénade : « Apple... c’est moi ! J’ suis plus heureux qu’un roi... »... Ses volets restaient clos... L’écran noir ! >
Et puis un soir, je l’ai surprise à son balcon... Elle écoutait un type en bas, une espèce de moniteur monochrome, un américain du PS, je crois, qui hurlait : « IBM... IBM... ça voulait dire on s’aimait tant... IBM... » PC,
PS... ils allaient pouvoir mettre leurs programmes en commun... Je n’en pouvais plus... J’ai commencé à avoir des mots de tête... Des mots grossiers en majuscule. J’écrivais des lettres de plus en plus grasses avec des accents graves, d’une main tremblante... Je choisissais les p acérés, les n ancestrales, les t pourris, les o usés, les l rognés, je faisais expirer les h, j’arrachais les cédilles aux c pour en faire des queues, j’étais complètement déboussolé... Alors je me suis mis à faire la sortie des écoles... Oh ! Pas pour ce que vous pensez... pour les disquettes ! Dès que j’en apercevais une, je me précipitais, j’ouvrais mon imperméable et je sortais mon disque dur... « viens chez moi, j’te montrerai mes icônes... ma p’tite puce, ma souris, j’te f’rai tâter mon 32 bits ». Succès garanti ! Pris en faute, j’ai été ramassé par une police de caractères qui m’a filé une bonne correction... Une nuit au poste ! Verrouillé sans alimentation... Fichier ! Ils ont épluché mes papiers... comme je suis né en Italique, ils m’ont envoyé dans une maison de redressement ! Matricule 21 29 7... On m’a mis sous anti-burotique... Pour le lever des couleurs, on nous faisait aligner tous les matins en plein soleil... Tiret à quatre épingles... Tous copie conforme ! Format standard... « Ouvrez les guillemets, fermez les guillemets...! Ouvrez les guillemets, fermez les guillemets...! ». Et quelle promiscuité ! J’ai attrapé tous les virus qui traînaient... ça m’a rappelé mon Service Minitel dans les transmissions de pensée... bataillon 36 15...
Pour finir, j’ai été « rayé des cadres », comme on dit... Je crois même qu’ ils m’ont passé au scanner... Retour chariot... Quand je suis sorti, j’ai appris qu’on l’avait marié à un petit nabot d’intellectuel... un micro professeur d’Université... un certain Mr Intel... Ils sont à Rome, si j’ai bonne mémoire... Ils ont dû me couper un circuit là-bas, j’ai plus de force pour réagir... Ronéo a perdu sa Hewlett... Fichier !

Vincent Roca

Et encore une histoire de grands crus

Un type complétement TOKAY interroge un routier près de tomber dans les POMEROL.
"Dites-VOUVRAY ?"
Le routier le jurançon âme et conscience .
Le type ARBOIS: "Parle,CHINON"..."
"J'y suis pour rien, tout est BROUILLY dans ma tête, c'est pas moi CABERNET mon monde.
"Le type a un pistolet, il SANCERRE , met le routier ANJOU en disant:
"T'es né con, tu MEURSAULT !"
"POMMARD m'a tuer"

Vincent Roca

C'était il y a quelque temps, au bal de la Nuits Saint Georges que j'ai rencontré la petite Juliénas, une fille drôlement Gigondas, un sacré beau Meursault, bien charpentée, et sous sa robe vermillon un grand cru classé, avec des arômes de cassis et de fraises des bois.On a dansé Anjou contre Anjou sur un Sylvaner à la mode et plus tard lorsque je lui ai proposé de l'emmener dans mon Châteauneuf-du-Pape, elle est devenue toute Croze-Hermitage !!! Le temps d'aller chercher un Chablis au vestiaire, de mettre un petit Corton dans ses cheveux, on est montés dans ma Banyuls et on a roulé jusqu'au matin.
Ah quelle belle journée !
On s'est baladé Entre-deux-mers, il faisait beau, on a Vacqueyras sur la plage, les pieds dans l'eau Clairette, on s'est Pouilly-Fuissé dans les dunes et puis comme le Mercurey montait sérieusement et qu'on commençait à avoir les Côtes-Rôties on a décidé de rentrer. Mais voilà, en partant nous nous sommes retrouvé coincés dans les embouteillages, enfin les bouchons, quoi ! Je commençais à Minervois sérieusement et là, Julienas et moi, nous avons commencé à nous crêper le Chinon . D'un seul coup elle a claqué la Corbière de la Banyuls et elle est partie ! Je me suis retrouvé comme Macon.
Quoi, me suis-je dit, elle s'est déjà Sauvignon avant même que j'ai le temps de la Sauternes ! Mais je vous Jurançon, je l'avais dans la Pouillac, en effet, j'étais tellement Tokay que j'ai couru après elle dans Lalande et les Chardonnay pour la rattraper. Quand on s'est retrouvés, et que je l'ai vue devant moi en Gros-plant, je lui ai dit -" Ne fais pas ta Pomerol, et ne t'en va plus Gamay ! "
En pleurant, elle est tombée dans mes bras en Madiran
- "Ne m'en veux pas, je voulais juste être sûre que ton Saint-Amour était vraiment Sancerre".
Depuis on ne s'est plus cuités

vendredi 4 janvier 2008

Travail d'équipe


Voici l'histoire de 4 personnes:
Tout le Monde, Quelqu'un, N'importe Qui et Personne.

Il y avait un travail important à accomplir et Tout le Monde était certain que Quelqu'un aurait pu le faire, mais Personne ne s'en est occupé.
Quelqu'un s'est faché parce que c'était le travail de Tout le Monde.
Tout le Monde pensait que N'importe Qui pourrait le faire, mais Personne ne s'est rendu compte que Tout le Monde ne le ferait pas.
Cela s'est terminé ainsi:
Tout le Monde a rejetté la faute sur Quelqu'un alors que personne ne s'est occupé de ce que N'importe Qui aurait pu faire...